Après l’exécution d’une coupe, il reste en forêt des parties d’arbres non valorisables telles que les souches, billes de pied atteintes de pourriture du tronc, branches, cimes ou écorce. Pour des raisons à la fois économiques et écologiques, le service forestier laisse la plupart du temps ces résidus sur place. La nature les décompose et ils sont ainsi recyclés dans la chaîne trophique.

Mais il est parfois nécessaire, après une intervention sylvicole ou une exploitation forcée, d’amasser, d’évacuer, de brûler ou de déchiqueter le bois non commercialisable ou attaqué par des champignons et des insectes indésirables. De tels résidus de bois sont des rémanents: leur évacuation s’appelle le nettoiement du parterre de coupe.

Il est encore trop fréquent qu’un nettoiement du parterre de coupe soit réalisé par pure habitude ou pour l’esthétique parce que le bois laissé au sol est parfois synonyme de désordre et de gaspillage. Vouloir transformer l’intégralité des rémanents en bois de feu est généralement une opération beaucoup trop coûteuse, sans compter qu’elle prive ainsi la forêt de bois mort, élément important au point de vue écologique. Pour la santé de la forêt aussi, un nettoiement n’est souvent pas nécessaire, il est même parfois contre-productif. D’où l’importance de renoncer à nettoyer les parterres de coupe si aucune raison valable ne s’impose.

Après l’exécution des coupes ordinaires, les rémanents ne devraient pas être brûlés. Une telle mesure est inadéquate, tant au point de vue écologique et financier qu’en raison de la protection de l’air. La Notice comprend un aide-mémoire, outil de décision pour des cas individuels. En tout état de cause, qu’il s’agisse de nettoiement ou de brûlage, le principe reste le même: le moins possible et pas plus qu’il ne faut.

Traduction: Jenny Sigot (WSL)