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Originalartikel: Queloz, V.; Dubach, V. (eds), 2018: Protection des forêts - vue d'ensemble 2017. WSL Berichte, 68. 35 p.
Autor(en): Valentin Queloz, Vivanne Dubach (Éditeurs)
Online-Version: verändert, Stand: 13.08.2018
Redaktion: WSL, CH

Protection des forêts suisses – Vue d’ensemble 2017

En collaboration avec les services forestiers cantonaux, les experts de l'Institut de recherches WSL publient chaque année la "Vue d'ensemble" qui résume les principaux problèmes phytosanitaires pour la forêt suisse.

Grauer Lärchenwickler (Zeiraphera griseana)
Tordeuse grise du mélèze (Zeiraphera griseana)
Photo: Beat Wermelinger (WSL)
 
Zickzack-Ulmenblattwespe (Aproceros leucopoda)
Forages typiques de la tenthrède en zigzag de l’orme sur une feuille d’orme de montagne.
Photo: Doris Hölling (WSL)
   
  Pseudodidymella fagi

Taches noires dues à Pseudodidymella fagi avec des «mycopappi» blancs sur une feuille de hêtre.
Photo: Protection de la forêt suisse
   
 
 

Rétrospective sur l'édition de 2016

Vom Spätfrost geschädigtes Buchenlaub verfärbte sich braun
Le feuillage des hêtres endommagés par le gel
s’est coloré en bun. Cliquer pour agrandir.
Photo: Ulrich Wasem (WSL)
 

En 2016, un afflux d‘air froid à la fin avril, la sécheresse persistante à l’échelon régional et la chaleur de l’arrière-été ont laissé des traces en forêt. Au printemps, le gel tardif a endommagé les jeunes feuilles des hêtres en de nombreux endroits et les ont fait brunir. Les fortes sécheresses régionales de l’été ont à nouveau entraîné des colorations du feuillage d’essences feuillues et se trouve probablement à l’origine du nouveau dépérissement local de pineraies en Valais.

Le volume de bois d‘épicéa atteint par le typographe (Ips typographus) n’a que peu diminué, passant de 250'000 m3 en 2015 à 220'000 m3 en 2016. Alors que les attaques ont diminué sur le Plateau suisse et dans le Jura par rapport à l’année précédente, elles ont fortement augmenté dans les vallées alpines du Tessin et d’une partie des Grisons. Les attaques du chalcographe (Pityogenes chalcographus) ont elles aussi augmenté légèrement à moyennement, comme en 2015 déjà. La situation est restée assez stable en ce qui concerne les autres insectes forestiers indigènes.

   
Typographe: volume de bois infesté et nombre de foyers d’infestation en Suisse de 1997 à 2016  
Typographe: volume de bois infesté et nombre de foyers d’infestation en Suisse de 1997 à 2016. Cliquer pour agrandir.
 
   

Une fois n’est pas coutume, les insectes immigrés ou introduits sont liés à des évolutions ou événements positifs. Après quatre ans sans infestation, l’important foyer d’infestation par le capricorne asiatique (Anoplophora glabripennis ALB) découvert en 2012 à Winterthur (canton de Zurich) est considéré maintenant comme éradiqué. Les châtaigneraies du Sud des Alpes se sont rétablies après les attaques du cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus). Il semble qu’après son arrivée, l’ichneumon Torymus sinensis parvienne à contrôler les populations de cynips.

Le champignon Hymenoscyphus fraxineus, responsable du dépérissement des pousses du frêne, est répandu dans toute la Suisse depuis 2015. Toutefois, les nouvelles infections des jeunes feuilles de frêne ont quelque peu diminué durant les étés 2015 et 2016. Il semble que ces étés secs aient créés des conditions de formation de spores plus défavorables pour le champignon que les autres années. Pour la Suisse, on signale de nouveaux résultats et découvertes sur les maladies fongiques en 2016: il a été possible d’identifier le champignon Botryosphaeria dothidea comme étant la cause des lésions chancreuses des troncs dans un perchis d’érables sycomores. Si ce pathogène était connu en Amérique du Nord pour provoquer des dégâts sur des espèces d’érables, on ne connaissait jusqu’ici en Europe que des dommages sur le séquoia. En 2016, le champignon Delphinella abietis a été découvert pour la première fois en Suisse. Il est responsable d’un brunissement des aiguilles du sapin blanc.

Les reboisements expérimentaux du WSL à l’aide d’espèces indigènes et exotiques à haute altitude révèlent que le gibier cause des dégâts particulièrement prononcés à de nombreuses essences non indigènes.

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