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Originalartikel: Nierhaus-Wunderwald, D. (2000): Les rouilles de l’épicéa. - Not. prat. 32: 8p. ISSN 1012-6554
Autor(en): Dagmar Nierhaus-Wunderwald
Online-Version: verändert, Stand: 20.02.2006
Redaktion: WSL, CH

Les rouilles de l’épicéa

Les rouilles de l’épicéa font partie de l’écosystème des pessières de l’étage subalpin. La plupart des symptômes qu’elles déclenchent sont certes très voyants, mais ils ne sont quasiment d’aucun danger pour les arbres hôtes. Une notice de l'Institut fédéral de recherches WSL présente les 3 espèces indigènes.

Fichtennadelblasenrost
 
Fichtennadelblasenrost: Nahaufnahme
Figure 1 - La rouille vésiculeuse des aiguilles de l’épicéa (Chrysomyxa rhododendri) entraîne des symptômes visibles sur les aiguilles d’épicéa.
Photos: Ulrich Wasem (WSL)
 

Les rouilles font partie de la classe des basidiomycètes et de l’ordre des urédinales. Il en existe 5000 espèces dans le monde. Toutes les rouilles sont spécialisées sur des plantes-hôtes bien définies. Elles se développent rarement sur une seule plante-hôte mais elles alternent généralement entre deux espèces qui ne sont pas systématiquement apparentées.

Les rouilles de l’épicéa (Chrysomyxa) colonisent différentes espèces d’épicéas et souvent aussi des plantes à fleurs de la famille des éricacées. 6 espèces de rouilles de l’épicéa sont présentes en Europe. L’on retrouve 3 d’entre elles en Suisse:

 
Cycle évolutif de Chrysomyxa rhododendri sur aiguilles d’épicéa et feuilles de rhododendron
Figure 2 - Cycle évolutif de la rouille vésiculeuse des aiguilles de l’épicéa (Chrysomyxa rhododendri): cette rouille alterne entre l’épicéa (Picea spp.) et le rhododendron (Rhododendron spp.).
 

Importance moindre pour l’économie forestière

La rouille vésiculeuse des aiguilles de l’épicéa (Chrysomyxa rhododendri) est connue dans les Alpes depuis plus de 100 ans. Pourtant, aucun cas de dépérissement massif d’arbres infestés n’a été signalé à ce jour. Le champignon ne met pas non plus en danger les rhododendrons. La rouille annulaire des aiguilles de l’épicéa (Chrysomyxa abietis) peut par contre entraîner des pertes considérables de valeur dans les cultures d’arbres de Noël. La rouille due à Chrysomyxa pyrolata peut certes diminuer la production de semences de 20 à 60% mais elle n’est pas problématique pour l’économie forestière.

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