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Article(s)

Auteur(s): Dagmar Nierhaus-Wunderwald
Rédaction: WSL, Suisse
Commentaires: Cet article a reçu 0 commentaires
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Biologie des insectes corticoles du sapin blanc

Contrairement aux scolytes de l’épicéa, les insectes corticoles du sapin blanc sont peu connus. Une lutte efficace est d’autant plus difficile que chez la majorité des espèces, une partie du développement se déroule dans l’aubier.

vom Mittleren Tannenborkenkäfer befallene Weisstanne
Figure 1 - Après l’attaque par Pityokteines vorontzovi, les aiguilles des branches touchées commencent à brunir.
 
Brutbild des Krummzähnigen Weisstannenborkenkäfers
Figure 2 - Système de galeries creusées par le scolyte curvidenté (Pityokteines curvidens).
 
Photos: Protection de la forêt suisse (WSL)
 

Les corticoles du sapin blanc, qui sont décrits dans une Notice pour le praticien (téléchargement au-dessous), partagent parfois le même biotope. Ils sont généralement des ravageurs secondaires, c’est-à-dire qu’ils ne trouvent des conditions favorables à leur développement que dans les arbres affaiblis ou qui dépérissent. Leurs lieux de ponte sont des sapins renversés par le vent, abîmés par la neige ou le gel, colonisés par des insectes ou fragilisés par la sécheresse ou la chaleur. Certains insectes ont tendance à pulluler et peuvent alors coloniser des sapins vigoureux.

  • Le scolyte curvidenté (Pityokteines curvidens)

    Le scolyte curvidenté est à l’origine des plus gros dégâts sur le sapin blanc. Il attaque de préférence les vieux sapins affaiblis et qui dépérissent, s’installant dans les parties du tronc dépourvues de branches. Il est rarement présent dans les troncs d’un diamètre inférieur à 16 cm. Le scolyte curvidenté ne se rencontre généralement pas avec d’autres espèces et il est le représentant le plus fréquent des espèces Pityokteines. La chambre d’accouplement du scolyte curvidenté est souvent cachée à l’intérieur de l’écorce, ce qui la rend difficilement visible. Les femelles forent un sytème de galeries, typique de l’espèce, qui évolue transversalement par rapport aux fibres du bois (voir la figure).

  • Pityokteines spinidens

    Pityokteines spinidens colonise les mêmes parties du tronc que le scolyte curvidenté. Il est l’espèce la plus rare parmi les trois décrites ici.

  • Pityokteines vorontzovi

    Pityokteines vorontzovi préfère les parties sommitales du tronc, à l’écorce fine et lisse, et les branches. Voilà pourquoi on le rencontre surtout dans la zone de la cime des sapins. En revanche, lorsqu’il attaque les jeunes arbres, il colonise le tronc tout entier.

  • Le petit scolyte du sapin (Cryphalus piceae)

    Le petit scolyte du sapin attaque de préférence l’écorce mince des branches et des rameaux situés dans la zone du houppier des vieux sapins affaiblis. On le trouve aussi dans les cimes cassées ou dans les branches tombées au sol. Tout comme le scolyte chalcographe, il est capable d’endommager des fourrés et des perchis lorsque ses populations sont denses. Le petit scolyte du sapin s’apparente au scolyte curvidenté dans ses tendances à pulluler.

  • Le pissode du sapin (Pissodes piceae)

    Le pissode du sapin est un ravageur secondaire qui colonise les troncs de toutes tailles. Il n’hésite pas non plus à attaquer le bois empilé et les souches. Le pissode du sapin se distingue par sa forte capacité de reproduction. Ce coléoptère a une longue durée de vie, de 3 ou 4 ans.

Signes d’attaque (en dehors du pissode du sapin)

  • Des gouttelettes de résine fraîche sont des signes particulièrement évidents. Cette résine, d’aspect brillant et incolore, suinte sur le tronc des sapins blancs, apparemment sains et exempts de toute ponte (attaque primaire).
  • Les arbres sains présentent des écoulements de résine ou des gouttelettes de résine solidifiée, de couleur jaunâtre.
  • Ecoulement de résine en mars/avril.
  • Rejets de sciure fine (en quantité bien inférieure à celle provoquée par les espèces de typographes) qui ne sont détectables qu’après un examen minutieux.
  • Fréquents rougissements d’aiguilles des branches touchées (voir la figure), accompagnés d’une défoliation.
Kleiner Tannenborkenkäfer (links) und Weisstannenrüsselkäfer (rechts)

Le petit scolyte du sapin (à gauche) et le pissode du sapin (à droite)
Dessins: C. Chararas et W. Schwenke

 
  • Traduction: Jenny Sigot (WSL)

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