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Beat Forster

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Institut fédéral de recherches WSL
Protection de la forêt suisse
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Article(s)

Auteur(s): Dagmar Nierhaus-Wunderwald, Beat Forster
Rédaction: WSL, Suisse
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Les insectes corticoles des pins

Notice pour le praticien

Föhrenzweig mit Einbohrloch
Figure 1 - Orifice d’entrée de l’hylésine sur un rameau vert. Photo: Institut d’entomologie forestière, pathologie forestière et protection forestière, Universität für Bodenkultur, Vienne.
 
Frassbild des kleinen Waldgärtners
Figure 2 - Système de galeries de Tomicus minor. Photo: Ch. Tomiczek, Institut de protection forestière, Centre fédéral d’essais forestiers, Vienne.

La Notice illustrée de nombreuses figures présente les cinq représentants principaux des insectes corticoles des pins. Toutes les espèces d’insectes décrites attaquent de préférence des arbres déjà affaiblis (ravageurs secondaires).

L’affaiblissement d’arbres isolés, voire de peuplements, est principalement dû aux extrêmes climatiques, tel un manque de précipitations allié à des températures élevées persistantes, et à des stress ponctuels les plus divers. Cet état d’affaiblissement favorise une reproduction massive d’insectes.

En cas de forte pullulation, ces insectes peuvent provoquer la mort de grandes quantités de pins car ils les endommagent en creusant leurs galeries de ponte. C’est souvent le cas dans les endroits où les pins ont été favorisés par des formes de gestion plus anciennes et constituent aujourd’hui des peuplements purs. Dans les stations de feuillus, les peuplements de pins menacés peuvent être convertis en forêts mixtes plus stables.

Les espèces principales

  • L’hylésine du pin et l’hylésine mineur (Tomicus piniperda et Tomicus minor)

    L’hylésine du pin et l’hylésine mineur sont présents en Europe, en Afrique du Nord, en Amérique du Nord et en Asie. En Suisse, l’hylésine du pin est davantage répandu sur le Plateau tandis que Tomicus minor se rencontre plus fréquemment dans les vallées alpines. Les deux espèces colonisent principalement les pins, mais aussi, bien que rarement, d’autres résineux. L’attaque se manifeste par:

    • un rougissement du houppier
    • le détachement de larges parties d’écorce le long du tronc
    • un aspect hérissé et irrégulier du houppier, de par le forage de maturation
    • Des parties voire la totalité du houppier peuvent de ce fait dépérir.
  • Le scolyte acuminé (Ips acuminatus)

    Ce scolyte est considéré comme un habitant typique des pinèdes d’Europe de l’Est et de Sibérie. Ips acuminatus est cependant largement présent en tous lieux en Suisse. Il tend surtout à pulluler dans les zones inférieures des vallées alpines au climat sec. Le scolyte acuminé nidifie principalement sur des espèces de pins; il ne s’installe que rarement sur d’autres résineux. Ses lieux de prédilection sont les branches sommitales à l’écorce mince ou les perchis. L’attaque entraîne un dessèchement rapide ou un rougissement des pousses terminales qui s’affaissent de façon visible.

  • Le sténographe (Ips sexdentatus)

    Ips sexdentatus est présent en Europe mais aussi en Asie Mineure, dans certaines parties de la Sibérie, au Japon et en Thaïlande. Il est relativement rare en Europe centrale, sauf dans les vallées des Alpes centrales comme en Valais ou dans les Grisons où il est plus répandu. Le sténographe colonise surtout les pins – notamment les pins sylvestres. Contrairement à Ips acuminatus, le sténographe recherche avant tout les écorces épaisses du bas des troncs. Il aime tout particulièrement attaquer les arbres exposés au soleil ou les troncs récemment abattus. Les houppiers prennent une couleur rousse en été. En cas d’attaque avancée, l’écorce se détache.

  • Le bupreste bleu des pins (Phaenops cynaea)

    L’aire de répartition de cet insecte s’étend de l’Europe à la Sibérie et couvre aussi l’Afrique du Nord, l’Asie Mineure et l’Asie centrale. En Suisse, on le rencontre aux côtés des scolytes des pins décrits ci-dessus. Le bupreste bleu des pins s’installe de préférence dans l’écorce épaisse de vieux pins affaiblis. Fervente de chaleur et de lumière, cette espèce de bupreste est surtout visible dans les lisières de forêt exposées au sud ou dans des peuplements clairiérés. Dès septembre, l’attaque se remarque à l’endroit des trous creusés par les pics dans les parties inférieures du tronc. Les pins présentent également un houppier dégarni avec des aiguilles gris-vert et si l’on frappe l’écorce par endroits, un son creux se fait entendre à moins qu’elle ne se détache.

Systèmes de galeries et lieux d’attaque préférés

Systèmes de galeries et lieux d’attaque

Figure 3 - Systèmes de galeries et lieux d’attaque préférés des insectes
corticoles sur le pin. Esquisse modifiée selon Escherich (1923).

Les insectes des pins, vecteurs de champignons du bleuissement

Tous les insectes décrits ici transmettent des champignons du bleuissement aux arbres qu’ils colonisent. Ces champignons vivent en quelque sorte en symbiose avec les insectes auxquels ils apportent des sources d’alimentation supplémentaires. L’avantage pour les champignons est qu’ils sont amenés sur leur substrat par les insectes. Les champignons du bleuissement provoquent une coloration gris bleuâtre sur le bois des résineux. Les propriétés mécaniques ne s’en voient toutefois guère modifiées. Ces champignons peuvent tout au plus modifier l’apparence des grumes en écorce stockées en forêt. Une mesure active pour lutter contre les infestations d’insectes consiste à abattre et à évacuer à temps les pins colonisés.

Les antagonistes

Les antagonistes sont des ennemis naturels qui jouent un rôle essentiel dans la régulation d’une population hôte. Ils agissent surtout pendant la période de latence, c’est-à-dire entre deux pullulations. Les antagonistes ne peuvent certes empêcher une infestation massive mais ils contribuent, aux côtés d’autres facteurs d’influence, à accélérer la réduction de la population hôte. Les antagonistes des insectes corticoles décrits sont entre autres les bracidiens, ichneumons, clairons formicaires, carabidés, nitidules, staphylinidés, dolichopodides et les raphidioptères. Les champignons entomopathogènes et les acariens se rencontrent eux aussi fréquemment dans les galeries des scolytes et des buprestes. C’est ainsi qu’une multitude d’antagonistes contribuent à maintenir l’équilibre dynamique qui caractérise un écosystème direct.


  • Traduction: Jenny Sigot (WSL)

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