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Simon Birrer

Schweizerische Vogelwarte Sempach

Station ornithologique suisse
Responsable du département "conservation des oiseaux"
CH - 6204 Sempach

Tél. +41 462 97 38 (Lu, Me-Ve)

Article(s)

Auteur(s): Station ornithologique suisse
Rédaction: WSL, Suisse
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Oiseaux indigènes forestiers: Le Pic mar (Dendrocopos medius)

Mittelspecht
Photo: Marek Szczepanek (Wikipédia; GNU Free Documentation license)
 
 
 

Le Pic mar occupe de préférence les vieux peuplements feuillus et les forêts alluviales avec une forte proportion de vieux chênes. Il est de ce fait considéré comme un spécialiste. Sous nos contrées il colonise principalement les anciens taillis sous futaie. La stabilité de ses effectifs dépendra du maintien de grands peuplements dont le chêne représente l'essence principale.

Habitat
Hautement spécialisé sur les chênaies richement structurées. Fortement lié aux forêts de feuillus riches en bois mort, avec de vieux arbres à l'écorce grossière. En Europe centrale, à l'origine dans les forêts alluviales, les chênaies et les hêtraies dans la phase de délabrement ainsi que dans les forêts mixtes riches en espèces avec un peuplement lacunaire. Autrefois aussi dans les vergers hautes tiges. En Suisse, dans les forêts de chênes rouvres ou pédonculés, ainsi que de chênes pubescents au pied sud du Jura.

Colonise aujourd'hui principalement les vestiges d'anciens taillis sous futaie avec de nombreux vieux chênes. Le taillis sous futaie permet le développement de couronnes surplombantes et bien ensoleillées, ce qui favorise la richesse en insectes.

Exigences en surface
Le pic mar est très fidèle à son territoire. La surface requise dépend de la qualité de l'habitat. Sont nécessaires dans le territoire environ 26 chênes / ha d'au moins 36 cm de diamètre. La majorité des chênaies de plus de 30 ha, mais seulement la moitié des chênaies entre 10 et 20 ha sont colonisées. Aucune présence dans les chênaies inférieures à 5 ha. Les chênaies de surface moyenne sont mieux colonisées lorsqu'elles se situent à proximité de grandes chênaies d'au moins 30 ha. Les petits peuplements éloignés de plus de 9 km des grandes chênaies sont à peine colonisés.

Nourriture
Le pic mar va chercher sa nourriture en piquant le bois en surface et dans les fentes. La langue est nettement plus longue et le bec plus fin que pour les pics «hacheurs» (p. ex. pic noir et pic épeiche). Se nourrit d'insectes, de larves et d'araignées. En hiver, a besoin d'une offre riche en arthropodes, qui hivernent dans les fentes des écorces, d'où sa dépendance des arbres avec écorces grossières. En été, il ramasse aussi ses proies directement sur les rameaux et les feuilles. Il mange aussi des noix et des graines en petites quantités. Lèche la sève surtout au printemps.


Menace

  • Réduction de la proportion de vieux chênes et ainsi perte de la base alimentaire.


Promotion

Le pic mar est l'une des espèces dont les exigences ne peuvent être suffisamment couvertes avec la seule sylviculture proche de la nature. En complément aux instruments usuels de la protection de la nature, le pic mar a besoin d'un programme d'encouragement spécifique. Dans les forêts de l'étage collinéen, les mesures suivantes sont favorables

  • Réaliser des interventions dans les chênaies de l'aire de répartition potentielle en tenant compte uniquement des exigences du pic mar. Conserver tous les peuplements de chênes aussi longtemps que possible, surtout les grandes surfaces: de nombreux habitats du pic mar en Suisse sont mûrs pour la récolte sur le plan économique. Ne rajeunir que lorsque des peuplements suffisamment grands (à partir de 30 ha) avec assez de vieux arbres (DHP au moins 36 cm, environ 100 ans) sont situés à proximité immédiate (maximum 3 km).
  • Dans les chênaies, éclaircir le peuplement accessoire.
  • Maintenir une densité minimale de chênes, environ 26 tiges / ha avec DHP de 36 cm au moins.
  • Distance entre les vieux chênes: maximum 50 m.
  • Favoriser les couronnes de chênes bien ensoleillées.
  • Laisser du bois mort sur pied et aussi des arbres à cavités existants ou potentiels, c.-à-d. des arbres avec des parties plus tendres ou pourries dans le bois.
  • Allonger les révolutions et augmenter la proportion de bois mort sur pied dans les (anciens) taillis sous futaie, les chênaies, mais aussi les forêts de feuillus sans chênes.
  • Créer de nouvelles surfaces de chênes d'au moins 30 ha.
  • Créer de nouvelles surfaces de chênes pour mettre en réseau les surfaces existantes. Relier étroitement les petites surfaces de chênaies avec les plus grosses.
  • Conserver les taillis sous futaie encore existants sans les convertir en haute futaie.
  • Réintroduire le régime du taillis sous futaie (p. ex. avec des chauffages aux copeaux comme base économique).

Pour garantir les effectifs du pic mar, la forme de gestion sur de grandes surfaces est le critère déterminant. Le soutien au pic mar est donc une tâche à planifier à l'échelon régional (PDF/PFR ou CEP).

Répartition en Suisse

Pas fréquent. Les plus importantes présences en Suisse se situent dans le Weinland zurichois et autour de Bâle. Autres centres de répartition à l'ouest de Romanshorn TG (dorsale du lac), dans l'Ajoie (canton du Jura) et au pied sud du Jura dans les cantons de NE, VD et BE. Nidification la plus élevée à 700 m.

Verbreitung des Mittelspechts in der Schweiz

Principales caractéristiques: Semblable au pic épeiche en taille et coloration. Calotte entièrement rouge vif, flans finement striés, sous-caudales roses. Bec fin: tambourine rarement. Deux sexes très semblables.

Taille et poids: 19–22 cm, 50–80 g

Espèces semblables: Pic épeiche: sous-caudales rouge vif, calotte noire, chez le mâle nuque rouge, mais chez les juvéniles des deux sexes, toute la calotte rouge. Pic à dos blanc: très rare, uniquement dans les forêts feuillues et mixtes inexploitées. Pic épeichette: beaucoup plus petit, pas de rouge aux souscaudales.

Nidification: Cavités d'arbres qu'il creuse lui-même dans le bois pourri

Ponte: 1 ponte de 4–7 oeufs

Incubation: 12–14 jours

Séjour au nid: 22–23 jours

Comportement migrateur: Sédentaire

Population en Suisse: 250–300 couples

Tendance: Depuis les années 70, l'aire de répartition dans le canton de Zurich s'est rétrécie et l'effectif a chuté d'un tiers entre 1988 et 2002. Il faut considérer la population comme menacée en raison de sa trop faible ampleur.

Liste rouge suisse: Vulnérable

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