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Marcus Schaub

Forschungsanstalt WSL

Institut fédéral de recherches WSL
Ecopyhsiologie
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Article(s)

Auteur(s): Marcus Schaub
Rédaction: WSL, Suisse
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L’ozone freine la croissance des peupliers

L'avenir est sombre pour les peupleraies. Le peuplier s'avère en effet particulièrement sensible aux fortes concentrations d'ozone et réagit par des baisses de croissance. C'est ce que viennent de mettre en évidence des chercheurs de l'Institut fédéral de recherche sur la forêt, la neige et le paysage WSL.

Ozonsymptome an Pappelblatt
Figure 1 - Symptômes d'ozone sévères sur une feuille de peuplier.
Photo: Marcus Schaub (WSL)
 
Ozonsymptome an Eschenblatt
Figure 2 - Les frênes présentent également des dégâts foliaires visibles. Pour cette essence, les chercheurs n'ont toutefois pas pu démontrer des baisses de croissances associées à l'ozone.
Photo: Marcus Schaub (WSL)

Les fortes concentrations estivales d'ozone n'affectent pas seulement la santé humaine et les cultures agricoles. Elles diminuent également la croissance des arbres. Les feuilles respirent en effet grâce à des fentes minuscules à leur surface, "aspirant" par la même occasion les polluants atmosphériques - et en particulier l'ozone. Celui-ci constitue un stress pour l'arbre et peut même avoir un impact négatif sur l'élaboration du bois. Les chercheurs du WSL ont pu étudier l'ampleur du phénomène en mesurant l'épaisseur des cernes d'arbres exposés à l'ozone ainsi que les isotopes de carbones à l'intérieur de ces cernes.

L'analyse des isotopes, qui a été réalisée à l'Institut Paul Scherrer, permet d'établir les quantités d'ozone prélevées par les feuilles. En comparant les valeurs des isotopes avec les épaisseurs de cernes, les scientifiques ont pu démontrer que la présence de taux élevés d'ozone conduisait à la formation de cernes étroits. Ceci est particulièrement le cas chez des essences à croissance rapide, comme le peuplier. Chez d'autres essences, par exemple le chêne, ce sont les feuilles qui présentent des dégâts visibles. Quant au frêne, l'analyse des cernes ne révèle aucun impact sur sa croissance.

Il en va donc des arbres comme des êtres humains: les taux d'ozone n'agissent pas de même sur tous les individus, mais de manière différenciée en fonction de l'essence, de l'âge et de l'état de santé. L'équipe de recherche a également observé un impact particulièrement nocif des taux d'ozone élevés en début de saison de végétation, c'est-à-dire dans les premières semaines d'été.

C'est combien, "trop d'ozone"?

Une autre équipe du WSL s'est associée à un groupe européen de recherche pour étudier le facteur de risque que représente l'ozone pour la forêt dans son ensemble et les forêts européennes en particulier. Les chercheurs travaillent à établir de nouvelles valeurs limites (appelées "niveaux critiques") d'ozone. Pour cela, et c'est une première, ils prennent en compte différents facteurs de l'écosystème forestier et les intègrent dans un modèle. Celui-ci permet alors de calculer l'absorption d'ozone à différentes altitudes et en fonction des classes d'âge, des essences, de l'humidité du sol, de la température, pour ne citer que quelques-uns des facteurs modélisés.


  • Traduction: Michèle Kaennel Dobbertin (WSL)

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