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Werner Gerber

Forschungsanstalt WSL

Institut fédéral de recherches WSL
Avalanches, laves torrentielles et chutes de pierres
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CH - 8903 Birmensdorf

Tel: +41 44 739 24 69
Fax: +41 44 739 22 15

Article(s)

Auteur(s): Werner Gerber
Rédaction: WSL, Suisse
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Attention, chutes de pierres! Des ouvrages de protection plus efficaces

Lorsque la forêt ne suffit pas à protéger les zones d’habitations et les voies de communications contre les chutes de pierres, ce sont les ouvrages de protection qui doivent reprendre cette fonction. Dans les dernières années l’efficacité de ces ouvrages s'est décuplé.

Steinschlag auf Strasse
On devrait éviter cela.
 
Steinschlagschutznetz
Les ouvrages de protection protègent des autoroutes et les chemins de fer.
 
Steinschlag-Versuchsanlage
L'installation d'essais à Walenstadt (SG) aide développer des réseaux de protection.
 Photos: WSL

Un bloc de roche de 2,8 tonnes précipité à une vitesse de 100 km à l’heure dans un ouvrage de protection contre les chutes de pierres déploie une énergie cinétique de 1000 kilojoules. Or la capacité d’absorption maximale des anciens ouvrages de protection en filets d’acier ne dépasse pas 230 kilojoules; elle est encore bien inférieure dans les constructions en traverses de chemin de fer. Dans maintes zones de dangers, de telles énergies de déformation parviennent parfaitement à freiner les pierres; dans d’autres zones, elles sont insuffisantes.

L’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (FNP) et des entreprises industrielles suisses ont donc réalisé en commun, ces quinze dernières années, des tests de chutes de pierres. Au cours de ces essais, les systèmes de protection ont été constamment améliorés. Les anciens filets rigides ont été remplacés par un système de filets à câbles mobiles, équipés d’éléments freineurs. Les systèmes actuels de filets en anneaux ont une capacité d’absorption de 2000 kilojoules sur une demi-seconde. En d’autres termes, une pierre d’un volume massique de 5,6 tonnes atteignant une vitesse de 95 km à l’heure peut être arrêtée sur un espace de sept mètres. L’amélioration sensible de l’efficacité des ouvrages de protection n’est cependant pas le seul résultat de ces essais:

  • La première série de tests a fourni une moisson de renseignements sur la perte d’énergie des pierres au contact d’un sol dur.
  • En se fondant sur le résultat des tests et sur d’autres analyses, le FNP a développé ladite méthode de calcul de la déclivité globale, à partir de laquelle se mesure la vitesse des pierres en mouvement.
  • En outre, le FNP a développé un modèle de calcul des forces agissant sur les ouvrages de protection. Ce modèle permet d’analyser chaque élément de la construction et d’étudier les interactions qui s’y exercent.

Le bilan est donc positif: progrès scientifiques, développement de méthodes, perfectionnement des ouvrages de protection, coopération fructueuse de la recherche et de l’industrie. Les résultats de ces essais ont une portée internationale et les fabricants suisses d’ouvrages de protection se placent désormais au rang de précurseurs sur le marché mondial. A l’heure actuelle, on étudie la possibilité de tester dorénavant tous les ouvrages de protection sur un seul et même site expérimental aménagé en Suisse, comme cela se fait déjà pour les ouvrages paravalanches.

Les moyens techniques engagés dans la protection contre les chutes de pierres sont aujourd’hui très performants. Ils sont mis en oeuvre dans les zones où l’effet protecteur de la forêt n’est pas suffisant, ou ne l’est pas encore. Il n’empêche que le danger de chutes de pierres ne saurait être sous-estimé, car la sécurité absolue n’existe pas et les endroits à risques que connaît la Suisse ne sont pas tous, et de loin, protégés par des ouvrages - cela serait d’ailleurs irréalisable.

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